Joyeuse Nṛsiṃha-jayantī !
Aujourd'hui, un terrible avatar de Viṣṇu descend nous sauver de nous-mêmes !
Oṃ !
C’est l’histoire d’un enfant extraordinairement pieux – Prahlāda. Rien pourtant ne le prédisposait à l’amour de Dieu : fils du roi des démons Hiraṇyakaśipu, il grandit dans un environnement férocement matérialiste. Il lui était interdit de parler de Dieu, ou même de L’adorer en privé. Pourtant, Prahlāda ne laissa aucun obstacle le dissuader ; quand bien même son propre père essaya de l’assassiner par mille stratagèmes, sauvage, l’enfant continua de louer le Seigneur inlassablement.
Un jour, pourtant, Prahlāda essaya de parler avec son père depuis la pureté de son cœur ; Hiraṇyakaśipu, imbu de lui-même et de sa puissance, fermement attaché à ses plaisirs égoïstes et ne tolérant pas de point de vue différent du sien, fut pris d’une rage inouïe envers l’enfant qu’il torturait déjà depuis de nombreuses années sans réussir à le tuer. Qui pouvait sauver Prahlāda ?
À travers sa terrible ascèse, Hiraṇyakaśipu avait obtenu le don de n’être vaincu par rien qui vienne du Créateur ni de la Création, de ne mourir ni à l’intérieur ni à l’extérieur d’un bâtiment, ni dans les cieux, ni sur terre, ni de jour, ni de nuit ; et aucun être humain ni animal ne pouvait venir à bout de lui, ni à la main ni par une arme.
Il était donc craint de toute la Création, des dieux comme des démons, et régnait sur Terre sans limite.
Alors que tous semblait désespéré apparut, en cette belle journée de printemps, la réponse aux prières, à la confiance et à l’amour de Prahlāda : Nṛsiṃha, avatar de Viṣṇu mi-homme mi-lion, qui pour sauver l’enfant, son père le démon Hiraṇyakaśipu dans l’embrasure d’une lourde porte sur ses genoux, au crépuscule, et de ses griffes l’éventra.
Obsédé par la haine du Divin, ses pensées toujours concentrées sur Lui, Hiraṇyakaśipu atteint l’union avec l’Absolu – nous pensons peut-être pouvoir échapper à la volonté divine, ou la dompter, la contourner par notre intelligence, mais celle-ci est infiniment plus grande et subtile que ce que nous pouvons concevoir ; et le peu d’amour du Divin que nous éprouvons, le peu de foi que nous avons en Lui triomphera dans la nuit des temps.
Prahlāda, douceur incarnée, pardonna son père et lui succéda sur le trône – ayant par l’intensité de sa dévotion purifié 21 générations de sa lignée.
À cette occasion, j’en profite pour vous inviter à une retraite du vendredi 24 au mardi 28 juillet au fameux Centre védantique Ramakrishna de Gretz (77), accessible en TGV depuis nos régions et en RER depuis Paris.
À bientôt !
Chaleureusement,
Sophie


